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Les Foulards rouges - Frédéric H. Fajardie

 
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maurice



Inscrit le: 10 Mai 2003
Messages: 1152
Localisation: Martigues en Provence

MessagePosté le: Ven Mai 16, 2003 8:34 pm    Sujet du message: Les Foulards rouges - Frédéric H. Fajardie Répondre en citant

curieusement ce roman a été édité avant "le Voleur de Vent" ou j'ai vibré aux aventures de Thomas de Pomonne, Comte de Nissac mais dans celui-ci nous retrouvons son fils Loup auquel il en arrive autant sinon plus .
l'histoire se déroule pendant la Fronde et en plus nous avons un sérial killer a démasqué
@+
Maurice"Les foulards rouges" de Frédéric H. Fajardie note 5/5
Editeur : LATTES (JEAN-CLAUDE)
Paru le : 29/05/2001
ISBN : 2-7096-2196-7
Broché / 570 pages
Résumé
En ces temps de grands troubles, le futur roi, Louis XIV, humilié, fuit la Fronde et l'ambition des princes sur les mauvaises routes du Royaume de France. Au Palais-Royal, un homme surgit, sauvant la vie du cardinal Mazarin.. Il est comte, général d'artillerie, et s'appelle Loup de Pomonne, seigneur de Nissac. Nul ne l'a vaincu à l'épée, aucune armée ne l'a jamais défait. A la demande de Mazarin, Nissac monte une petite troupe, " Les Foulards rouges ", curieux mélange d'aristocrates et de galériens. Sabotages, missions secrètes, duels au clair de lune, guets-appends, tombes profanées, espions, rendez-vous galants, trahisons, poursuites dans les égouts, enlèvement, trésors exhumés, rien n'y manque, pas même la lutte acharnée entre deux femmes éblouissantes de beauté pour gagner le cour de Nissac. En cette époque étrangement moderne où les dames montent à cheval, l'épée au côté, et se battent en duel, où deux très grands écrivains français - le cardinal de Retz et La Rochefoucault - luttent pour la Fronde, un autre péril menace... Le visage caché par un masque d'argent, un homme appelé l'Ecorcheur terrorise villes et campagnes et va croiser la route de Nissac. D'une plume très élégante, Frédéric H. Fajardie signe une formidable épopée, entre thriller historique et roman de cape et d'épée, avec l'ambition déclarée de chasser jusqu'au souvenir du mot " ennui ", nous faire trembler, rire, pleurer, rêver... et passer quelques nuits blanches, avec un livre romantique et captivant.
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helios



Inscrit le: 14 Juin 2003
Messages: 27

MessagePosté le: Lun Juin 16, 2003 9:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Fajardie vit sur une drôle de réputation : on le prend la plupart du temps pour un simple faiseur de romans policiers. Auteur de romans policiers, il l'est incontestablement, et même un des meilleurs que nous ayons aujourd'hui en France : on ne peut pas oublier, parmi quelques-uns de ses meilleurs titres, La Théorie du 1 %, Tueurs de flics, Sniper, Polichinelle mouillé ou Le faiseur de nuées (tous disponibles à la Table Ronde dans l'excellente collection La petite vermillon). Et pourtant, chacune de ces œuvres est mieux qu'un roman policier : il y a là un univers, un style qui n'appartiennent qu'à Fajardie, preuve que ce dernier, mieux qu'une intarissable mine de scénarios époustouflants, chaque fois taillés au cordeau, ce qui ne serait déjà pas si mal, est d'abord, tout simplement, un écrivain.Un univers : la guerre d'Algérie, la guerre d'Espagne, les laissés-pour-compte d'une société pourrie par la soif du profit, le ratatinement d'une collectivité hantée par la peur de l'autre, l'effondrement des illusions et des engagements politiques, reviennent en arrière-pays comme les thèmes récurrents d'une interprétation de l'Histoire française de la seconde moitié du XXème siècle. Aucune intrigue, si diabolique soit-elle, n'est ici le fait d'un esprit tordu, d'une quelconque fantaisie nécrophile. Aucune qui ne traduise une vision de notre réalité et ne croque un portrait fidèle de l'homme contemporain. Chez Fajardie, on tue son prochain par impuissance de vivre. On tue, faute de pouvoir hurler autrement qu'on existe. On tue, faute d'être entendu ailleurs que dans les urnes électorales. Ou bien parce qu'on n'en peut plus de s'être engagé un temps pour rien : l'espoir d'avoir soupiré une fois après quelque bonheur possible ici-bas, conviction de celui qui a pensé que la pureté y était peut-être une vertu possible. Obsédé d'une guerre à laquelle on a cru en comprenant trop tard qu'on n'y était convoqué que pour la gloire des puissants et de leurs idées qui vous broient. Tuer, c'est en somme question de dignité, chez Fajardie, histoire de se prouver qu'on est encore des hommes.Il fallait le dire. Oser l'écrire exigeait une audace qui n'est pas à la portée de tous. Il y faut du savoir-faire, une plume en adéquation avec le monde mortifère qu'elle entend nous peindre : sèche, brève, efficace, aussi simple que l'âme de ces déments rongés de tout temps par le pari d'une vengeance ultime. Ce savoir-faire, cette plume, Fajardie les possède au plus haut point : en quelques lignes, il donne à voir, à sentir, à deviner. Il n'a rien à envier aux nouvellistes patentés des époques passées : son écriture a la fulgurance du grand art. Fi des digressions, fi des délayages naturalistes sur fond de cartes postales. Il suffit d'ouvrir un de ses livres : nous voici happés par l'essentiel. Dès les premières pages, nous voici au côté d'un héros en marche vers son destin, nous savons la marque de son artillerie, le lieu de sa naissance, celui de sa planque : une HLM, un taudis, une cellule d'asile. Ses motivations, plus tard. Nous ne serons pas déçus d'avoir attendus : c'est le prix du voyage. De toute façon, un mécanisme implacable ne nous en laisse jamais le temps.Du grand art qui ne se limite cependant pas au genre policier, qui n'est qu'une facette de l'oeuvre. On aura d'ailleurs compris, au passage, que nous étions jusqu'à maintenant davantage dans le registre du "noir" que dans celui du "policier" à proprement parler. C'est que l'idée de constat est toujours inséparable de ces romans aussi brefs que des instantanés de vie : constat d'une faillite personnelle sur fond de désastre à la fois politique et sociale. Nous ne sommes pas loin, de ce point de vue, des Goodis, des Thompson, des McCoy.Il arrive encore que Fajardie renonce à ces infernales machineries, ce qui nous vaut des variations tout aussi déchirantes d'un discours identique. Je pense en particulier à Clause de style, à Une charrette pleine d'étoiles, déjà parus en Folio. Autre versant de l'inspiration fajardienne auquel est à associer Quadrige, sorti cet hiver en poche. Pas de tueur, ici, ou plutôt, pas de tueur solitaire. Le tueur est différent : pas un homme, mais un système. En l'occurrence, un parti. Si l'on veut, une idée. La victime : un adolescent. Pas n'importe lequel : le rejeton d'un baron de l'extrême-droite qui s'appelle encore l'Action Française. L'époque : l'après-Grande Guerre où les clans politiques s'entre-déchirent pour s'approprier les lambeaux d'un pays débousolé. Point de départ.Le lecteur, cette fois, emboîte le pas d'un héritier richissime qui ne réussit pas à se délivrer du souvenir de l'ancien officier qu'il fut du temps de la boucherie. Notre héros est déterminé, pour le compte d'une obscure feuille provinciale, à éclaircir l'énigme de cette mort avant de se tuer lui-même pour avoir perdu toute raison de continuer à vivre : la guerre, comme dit l'autre, ne laisse pas intact, ni la mémoire ni les quelques idées qu'on pouvait nourrir sur la rédemption des âmes. Avoir assisté impuissant à la mort de ses meilleurs compagnons d'armes, avoir connu cette connivence extrême devant l'horreur fonde un rapport nouveau, paradoxal, avec le monde, fait à la fois de lucidité, de pitié. Qu'est-ce que la liberté ? Qu'est-ce que l'existence, ici ? se demande Jean Hocquart, rendu au morne quotidien. Et Dieu, dans tout ça ? Voilà une suite de clichés dont on est surpris de devoir constater comme ils sont devenus surnuméraires quand on a appris à chier au milieu des autres. Pour sa part, c'est décidé, il s'en passera, de tous ces leurres, se dit-il, et dans pas longtemps encore.Mais auparavant, il y a ce fait divers qui le tracasse : la mort d'un fils de fasciste qui défraie la chronique. Une mort louche, il en est persuadé dès le début. Il est persuadé, par exemple, qu'il ne s'agit pas d'un suicide, comme une presse unanime tente d'en persuader ses lecteurs. Retrouvant un de ses soldats de naguère, devenu flic depuis l'armistice, Hocquart se fait livrer des informations de première main : il pourra ainsi alimenter l'article-charge qu'il entend publier pour démentir la rumeur publique et dénoncer les coupables de ce qui se révèle être un complot politique.L'intrigue est assez convenue, au fond. N'empêche, comme souvent chez Fajardie, l'intérêt est ailleurs : dans l'entrelacement de thèmes à tiroirs multiples. D'une part un crime sordide, d'autre part un justicier solitaire qui, s'il retire de sa démarche des motifs supplémentaires de se flinguer, y retrouve en même temps ceux, qu'il croyait perdus, de croire que le goût de la vie n'est pas forcément aussi merdique que le soufre d'un obus, que le fumet qui s'élève des tripes d'un cadavre encore chaud.Voici introduit le lecteur au plus secret des tourments d'une vie. Dans le cœur d'un zombie qui trouve soudain dans le passé d'une victime qu'il ne connaissait pas une allégorie de sa propre décrépitude. Il est alors question des relations qu'il entretient avec sa Folcoche, autre génitrice de sinistre mémoire, sa nounou, l'hôtel particulier hérité d'un banquier de père disparu des années plus tôt, son statut de nanti qu'il se pardonne mal dans une époque de débine.Avec, au terme du parcours, le moins espéré des deus ex machina rattachant assez ce roman à la tradition d'un genre populaire auquel des Sue ou des Dumas ont donné leurs lettres de noblesse en d'autres temps, en d'autres circonstances aussi.Didier Hénique
_________________
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Catheline



Inscrit le: 20 Sep 2003
Messages: 72

MessagePosté le: Dim Sep 21, 2003 1:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

j’avais envie d’un bon, d’un grand roman historique, et je l’ai eu, doublé d’un thriller, en tenant Les Foulards Rouges dans mes mains. Si bien d’ailleurs que j’ai dévoré ce pavé en deux jours. A la Dumas avec un peu plus de sexe, roman de cape et épée, avec Mazarin, un très jeune Louis XIV et puis surtout le comte de Nissac, noble général, brillant, fougueux et qui avec ses compagnons déroutera et démantèlera la Fronde. On rencontrera des personnages célèbres, la Rochefoucauld, le cardinal de Retz entre autres, et on tremblera au récit des méfaits de l’Ecorcheur, un homme puissant qui, dans le noir, enlève de jeunes filles pour les écorcher vives. Une multitude d’évènements, d’aventures haletantes, beaucoup de romantisme certes mais pardonnable, car l’écriture est très fluide. Je le conseille vivement pour un très sympathique moment d’évasion.
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naurelilie



Inscrit le: 17 Déc 2006
Messages: 568
Localisation: Nantes

MessagePosté le: Mer Juil 30, 2008 9:55 am    Sujet du message: Répondre en citant

Après lecture de ce roman, je suis un peu moins enthousiaste que Catheline et Maurice. Certes, nous n'avons pas le temps de s'ennuyer dans ce roman d'aventure. Entre réduire la Fronde à néant et découvrir le mystérieux seigneur qui mutile toutes ces jeunes femmes, le Comte de Nissac et ses acolytes ont du pain sur la planche.
Ce que je reproche a se livre? Le trop grande place de(s) l'histoire d'amour.

Ce n'est pas une mauvaise lecture loin de là, elle m'a juste un peu déçue. Ah rien ne vaut un bon Dumas...
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