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Mademoiselle de Maupin - Théophile Gautier

 
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CeNedra
Admin


Inscrit le: 08 Mai 2003
Messages: 3084
Localisation: Entre réel et Imaginaire

MessagePosté le: Dim Fév 05, 2006 6:47 pm    Sujet du message: Mademoiselle de Maupin - Théophile Gautier Répondre en citant

par DracosolisMademoiselle de Maupin de Théophile GautierMademoiselle de Maupin est belle, intelligente, féroce. Elle manie l'épée comme Mars lui-même. Le narrateur de cette histoire est sous le charme, moi aussi...
Lorsque je relis pour la 150ème fois Mademoiselle de Maupin, je ne peux pas m'empêcher de faire suivre le Capitaine Fracasse, le Roman de la Momie et les jolies nouvelles érotico-fantastiques du maître es Langue française que Beaudelaire saluait bien bas *Very Happy*
_________________
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Vassia



Inscrit le: 11 Mai 2018
Messages: 230

MessagePosté le: Mar Aoû 20, 2019 5:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai beaucoup aimé ce roman *Smile*

J'aurais bien voulu retrouver les quelques impressions à chaud que j'avais notées dans la rubrique "Que lisez-vous en ... " mais malheureusement je ne les ai pas retrouvées.
(Je ne sais plus quand je l'ai lu entre mon arrivée sur ce forum et aujourd'hui et la fonction recherche n'a pas trouvé non plus).

Alors voici ce dont je me rappelle :
- une préface dans laquelle l'auteur critique le rôle des journaux vis-à-vis de l'art
- un roman épistolaire la plus grande partie du livre puis l'auteur qui reprend ensuite la main pour prendre du recul par rapport à l'histoire et surtout par rapport aux personnages qu'il ne se gêne pas pour critiquer certains aspects de la personnalité de ses héros (surtout de son héros masculin).

Au cours de la partie épistolaire, deux styles s'opposent fortement en fonction de l'auteur des lettres :
- les lettres du héros masculin sont poussives et plutôt ennuyeuses car au fil narratif sont agglomérés de longs passages sur "qu'est-ce que l'amour etc", thème cher à Gautier.
- les lettres de l'héroïne sont très rythmées, il y a de l'action et des propos vifs très intéressants sur la place de la femme dans la société. On est véritablement là dans un roman de cape et d'épée.

Mon conseil pour ceux qui comme moi n'aiment pas trop tourner en rond quand ils lisent un roman : concentrez-vous sur les lettres du héros féminin, les propos embourbés dans des questions existentielles du héros masculins finissant par être tournés en ridicules et par l'héroïne et par Théophile Gautier lui-même *Wink*

Voici quelques jolies tournures que je me suis notées *Smile* :

Théophile Gautier
(Mademoiselle de Maupin) 1835


Je n’ai pas de hâte d’arriver, puisque je ne vais nulle part.

Je ne crains pas d’être en retard, puisque je n’ai pas d’heure.

Toute rose a son puceron, toute femme a des tas de parents dont il faut l’écheniller soigneusement, si l’on veut cueillir un jour le fruit de sa beauté.


Une femme qui a un mari et un amant est une prostituée pour l’un des deux, […]

On savoure mieux les détails lorsqu’on est tranquille sur la fin, […]
Il faut beaucoup de charme et d’art pour pleurer agréablement ; faute de cela, l’on court risque de n’être pas consolée de longtemps.

[…] : il y a une harmonie entre la beauté et la richesse. L’une demande l’autre : un joli pied appelle un joli soulier, […]

[…] la reconnaissance est un chemin de traverse qui mène bien vite à l’amour.

J’ai assez rêvé ; à l’action maintenant.

[…] ; vous avez pris un goût pour de l’amour, et du désir pour de la passion. – La chose arrive tous les jours. Je ne vous en veux pas : […]

Penser une chose, en écrire une autre, cela arrive tous les jours, surtout aux gens vertueux.

Le critique qui n’a rien produit est un lâche ; c’est comme un abbé qui courtise la femme d’un laïque : celui-ci ne peut lui rendre la pareille ni se battre avec lui.

[…] s’empêcher de mourir, ce n’est pas vivre ; […]

[…] je ne vois pas en quoi une ville organisée utilitairement serait plus agréable à habiter que le Père-la-Chaise.

Rien de ce qui est beau n’est indispensable à la vie.

Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid.

Je ne sais comment je m’y prends, je n’ai jamais pu tenir parole à personne, pas même à moi : il faut que le diable s’en mêle.

[…] une femme qui n’est pas belle est plus laide qu’un homme qui n’est pas beau !

[…] tu t’es laissé aller tout bonnement à ta vie sans te tourmenter à la faire, et tu as pris les choses comme elles se présentaient.

[…] l’amour ne peut offrir que lui-même, et qui en veut tirer autre chose n’est pas digne d’être aimé.

Mais pourquoi l’amour m’est-il venu avant la maîtresse ! pourquoi ai-je soif sans avoir de fontaine où m’étancher ?

[…] la beauté n’est pas une idée absolue, et ne peut s’apprécier qu’à travers le contraste.

[…] ; un homme ne se moque jamais bien d’une femme.

[…] c’est le fait qui prouve l’idée.

[…] ; mon lit peut ne pas être veuf, mais mon cœur l’est toujours.

Nous rions, parce que nous ne pouvons pleurer.

[…] j’aimerais mieux mourir de plaisir que de vieillesse ou d’ennui.

On peut coucher dix ans avec une femme sans l’avoir jamais vue ; […]

[…] une tromperie agréable ne vaut-elle pas mieux qu’une vérité affligeante ?

Elle est aussi jolie que peut l’être une femme que l’on n’aime point et avec qui l’on est couché.

Il est des choses auxquelles les mots se refusent.

Malheureusement il y a deux choses au monde qui ne peuvent se commander : l’amour et l’ennui.

Je regrettai, en la voyant ainsi, d’être son amant et de ne pas avoir à le devenir.

[…] elle est d’une perfection à jeter par les fenêtres.

[…] n’aimer plus une femme, c’est la haïr violemment.

L’on est fidèle avec des regrets de l’être.

Je n’ai jamais demandé aux femmes qu’une seule chose, – c’est la beauté ; je me passe très volontiers d’esprit et d’âme.

Pour moi, une femme qui est belle a toujours de l’esprit ; – elle a l’esprit d’être belle, et je ne sais pas lequel vaut celui-là.

Je préfère une jolie bouche à un joli mot, et une épaule bien modelée à une vertu, […]

[…] une tache d’huile choque moins sur une bure grossière que sur une riche étoffe.

[…] de toutes les ruines du monde, la ruine de l’homme est assurément la plus triste à contempler.

En vérité, si je tenais le hasard à la gorge, je crois que je l’étranglerais.

[…] l’abstinence use plus que l’excès.

Ah ! je suis vraiment jaloux de ta mère et je voudrais t’avoir fait.

De tous mes amants que je n’ai pas aimés, c’est celui que j’aime le plus ; […]

[…] rien ne déprave comme de ne pas être aimée.

[…] ; la meilleure partie de nous est celle qui reste en nous, et que nous ne pouvons produire.

Les poètes sont ainsi. – Leur plus beau poème est celui qu’ils n’ont pas écrit ; ils emportent plus de poèmes dans la bière qu’ils n’en laissent dans leur bibliothèque.

[..] qui n’a pas vu une femme amoureuse ne peut pas dire ce qu’elle est […]

J’étais un chemin pour lui, et non un but.

Quel architecte construirait un escalier qui n’aboutirait à rien ?

[…] si je parviens au sommet de la tour, ce ne sera que pour m’en précipiter.

[…] il y a à aimer sans être aimé un charme mélancolique et profond, et il est beau de se ressouvenir de ceux qui nous oublient.

Mourir ainsi, c’est renaître.

[…] ; il aime immensément sans savoir quoi, […]

[…], il voudrait monter au ciel, car la terre lui paraît un escabeau bon à peine pour un de ses pieds, […]

[…] ; je suis trop jolie pour l’être à huis clos ; […]

Ma conscience est une sourde et muette.

Ô monde, que m’as-tu fait pour que je te haïsse ainsi ?

Haïr quelqu’un, c’est s’en inquiéter autant que si on l’aimait ; - c’est le distinguer, l’isoler de la foule ; […]

[…] pour haïr bien quelqu’un, il faut en aimer un autre.

J’ai en moi un trésor de haine et d’amour dont je ne sais que faire et qui me pèse horriblement.

J’ai désiré la beauté ; je ne savais pas ce que je demandais. – C’est vouloir regarder le soleil sans paupières, c’est vouloir toucher la flamme. – Je souffre horriblement.

Quel malheur, quel coup de hache sur ma vie déjà si tronçonnée !

[…] la pudeur n’est faite que pour les laides, et c’est une invention moderne, fille du mépris chrétien de la forme et de la matière.

Virginité, mysticisme, mélancolie, - trois mots inconnus, - trois maladies nouvelles apportées par le Christ.

Au diable les femmes maigres et les grands sentiments !

[…] ; le corps est une ancre qui maintient l’âme à la terre : […]

C’est un étrange pays que mon âme, […]

Redoutez tout : l’herbe, le fruit, l’eau, l’air, l’ombre, le soleil, tout est mortel.

[…] : mon sang se refuse à croire que je vis, […]

Je ferai sans doute un excellent mort, car je suis un assez pauvre vivant, et le sens de mon existence m’échappe complètement.

Tout va sur le papier, mais c’est autre chose sur le dos ; […]

[…] ; la vie ne me pénètre pas si facilement que cela ; […]

[…] ; l’action m’hébète et me fatigue à un point dont on ne peut se faire une idée ; […]

Je ne sais pas arrêter mon cerveau, ce qui est toute la différence de l’homme de talent à l’homme de génie ; […], le flot pousse le flot ; […] Je ne puis rien produire, non par stérilité mais par surabondance ; […]

Il arrive souvent que le sexe de l’âme ne soit point pareil à celui du corps, […]

[…] il valait mieux mettre un diamant dans une noix qu’une noix dans une boîte d’or.

[…] l’orgueil sort du cœur le jour où l’amour y entre ; […]

[…] j’enfonçais dans son cœur la flèche barbelée de l’amour impossible.

[…] je crains moins encore son sourire que ses larmes.

[…], la larme est bien vite oubliée, plus vite que le baiser, […]

Bien souvent le sens de la vie est que ce n’est pas la mort. Voilà tout.

Je n’étais pas encore arrivée à cette sublime indifférence pour la vie des hommes où je suis parvenue depuis.

[…] c’est le propre des plans que l’on a de n’être point exécutés, […]

[…] : l’esprit est convaincu, le corps ne l’est pas, […]

La voix de la nature étouffe la voix de la raison.

[…] les hommes, s’ils ne sont pas des diables tout à fait, sont bien loin d’être des anges.

D’Albert fit la réponse la plus simple, il ne répondit pas, […]

[…], en amour comme en poésie, rester au même point, c’est reculer.


(Mademoiselle de Maupin) 1835
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