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Sylvie - Gérard de Nerval

 
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Vassia



Inscrit le: 11 Mai 2018
Messages: 222

MessagePosté le: Mar Aoû 13, 2019 5:27 pm    Sujet du message: Sylvie - Gérard de Nerval Répondre en citant

Nerval, voilà de quoi inaugurer la lettre de "N" de l'Index de la Littérature classique *Very Happy*

Je viens de lire (pour de vrai, avec mes yeux pas mes oreilles ce coup-ci) la nouvelle intitulée Sylvie écrite par Gérard de Nerval en 1853 *Smile*

C'est une belle histoire.

Un jeune homme parisien, à l'âme de poète, fantasme sur une actrice de théâtre qu'il va voir en représentation tous les soirs.

Par hasard, ses yeux se posent un soir sur un journal et des souvenirs resurgissent en lui (Comme quoi Proust n'a rien inventé avec sa madeleine hein *Wink*).

Quels souvenirs ? Des souvenirs de fêtes à la campagne, d'une fille, Sylvie, avec laquelle il passait son temps et qu'il a aimée mais aussi d'une autre fille, Adrienne, dont il a eu la brève occasion d'admirer la beauté.

N'ayant pas d'attaches parisiennes, il décide d'aller retrouver ces lieux, ce passé, cette fille...cette fille mais laquelle ? Sylvie qui semble accessible, Adrienne qui semble inaccessible, les deux ? ...

Et là-bas, l'oubliera-t-il vraiment cette actrice qui le hante ?

Recherche du passé, quête d'absolu, thématique du double, pèlerinage sur les traces de Rousseau... Il y a de belles choses dans cette lecture *Smile*

(Plus un côté champêtre à la George Sand pour Tybalt *Smile* *Wink*)


Spoiler:


Notre héros ne peut s'empêcher de rechercher Adrienne, il croit voir en Sylvie un moyen de s'en rapprocher car elle est liée à cette époque du passé qu'il veut retrouver. A travers l'actrice, Aurélie, il recherche aussi une réincarnation d'Adrienne.

Son tort est de chercher à associer les autres femmes qu'il aime à cette recherche de l'amour idéal perdu. Pour elles, cette quête d'une Adrienne perdue qu'il cherche à tout prix à retrouver, n'a pas de sens et elles n'y voient qu'un manque d'amour à leur égard.

Cette démarche du narrateur consistant à raconter ses tourments amoureux passés à des amours actuelles qui prendront mal cette démarche se retrouve déjà dans Le Lys dans la vallée de Balzac publié 17 ans auparavant.



Remarque en passant : ce livre je l'ai lu et non écouté. C'était un livre annoté. C'est bien le coup des notes mais cela a perturbé ma lecture, j'ai fini par m'obliger à ne lire ces notes qu'à la fin de chaque chapitre.

Il y en avait beaucoup de notes pour une nouvelle, il semble que chaque mot de cet écrit ait été méticuleusement scruté et analysé *Wink*

En voici quelques tournures :

Gérard de Nerval (Sylvie) 1853


[…], une apparition bien connue illuminait l'espace vide, rendant la vie d’un souffle et d’un mot à ces vaines figures qui m’entouraient.

Je me sentais vivre en elle, et elle vivait pour moi seul.

[…] les actrices n'étaient pas des femmes, et que la nature avait oublié de leur faire un cœur.

Il ne nous restait pour asile que cette tour d’ivoire des poètes, où nous montions toujours plus haut pour nous isoler de la foule.

[…], nous étions ivres de poésie et d’amour. Amour, hélas ! des formes vagues, des teintes roses et bleues, des fantômes métaphysiques ! Vue de près, la femme réelle révoltait notre ingénuité ; il fallait qu’elle apparût reine ou déesse, et surtout n’en pas approcher.

Buvons, aimons, c'est la sagesse !

Que n'importe, [...] lui ou tout autre ? Il fallait qu'il y en eût un, [...]

Dans les débris de mon opulence se trouvait une somme assez forte en titres étrangers.

[…], ce n'est pas à mon âge que l'on tue l'amour avec de l'or : […]

Cet état, où l'esprit résiste encore aux bizarres combinaisons du songe, […]

Elle se tut, et personne n'osa rompre le silence.

Ce n'était pas pour savoir l'heure que j'avais acheté cette pendule [...]

Je vais vous conduire à la poste, dit le cocher moins préoccupé que moi.

Je voulus l'embrasser pour lui fermer la bouche ; mais elle me boudait encore, [...]

Je ne pus m'empêcher de lui dire combien je la trouvais différente d'elle-même, [...]

Sa nièce arrivant, c'était le feu dans la maison.

[…] le pur corsage aux tulles jaunis, aux rubans passés, qui n’avait serré que bien peu les charmes évanouis de la tante.

Cruelle et charmante apparition !

[...] à cette heure mélancolique et douce où les lumières pâlissent et tremblent aux approches du jour.

Je n'ai rien vu là-bas que je puisse regretter ici.

[...] avec cette bonne gaieté rustique, suite obligée d'une nuit de fête, [...]

[...] ; sur la table, un chien empaillé que j'avais connu vivant, [...]

[...] la petite bibliothèque pleine de livres choisis, vieux amis de celui qui n'était plus, [...]

Cet édifice inachevé n'est déjà plus qu'une ruine, [...]

Ô sage ! tu nous avais donné le lait des forts, et nous étions trop faibles pour qu'il pût nous profiter.

Comment peut-on aller si loin ? [...] Je m'en étonne en vous revoyant.

Vous avez donc bien lu depuis trois ans !... Moi, je tâche d'oublier les livres, [...]

[...] ; mais que lui dire avec l'accompagnement d'un âne et d'un petit garçon très éveillé, [...] ?

Ah ! vous êtes terrible avec votre religieuse...

Les femmes sentent-elles vraiment que telle ou telle parole passe sur les lèvres sans sortir du cœur ?

[...] un amour qui remonte à l'enfance est quelque chose de sacré...
La soupe à l'oignon répandait au loin son parfum patriarcal.

L'homme se corrompt dans l'air empoisonné des villes.

Les hommes sont égaux, […] je bois avec un pâtissier comme je ferais avec un prince.

Ô femme ! tu cherches l'amour...Et moi, donc ?

[...], resté maigre, il produisait encore de l'effet dans les provinces.

Les illusions tombent l'une après l'autre, comme les écorces d'un fruit, et le fruit, c'est l'expérience.

[...] un horizon vert de dix lieues, où les peupliers s'alignent comme des armées.

Nous nous donnons les coups de poings amicaux de l'enfance, [...]
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