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Les Centaures - André Lichtenberger

 
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Tybalt



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MessagePosté le: Dim Fév 25, 2018 3:02 pm    Sujet du message: Les Centaures - André Lichtenberger Répondre en citant



André Lichtenberger, Les Centaures, Paris, Callidor, collection "L'Âge d'or de la fantasy", 2017.

Quatrième de couverture de l'éditeur

Aux centaures la plaine luxuriante, aux faunes la forêt centenaire et aux tritons l’océan infini. Protecteur des Trois Tribus et gardien des animaux, Klévorak, le roi du peuple aux six membres, maintient la paix entre tous, imposant sa loi. Mais celle-ci vient d’être violée, et voilà que les eaux se déversent du ciel crevé et que la race impie des hommes, frères du froid et de la mort, menace l’équilibre de la nature… Pris entre la mer salée, immense et terrible, et les glaives de bronze des Écorchés, les centaures et leurs frères vont devoir faire un choix.

En 1904, André Lichtenberger ouvre une nouvelle page de la littérature de l’imaginaire française. Avec Les Centaures, il devient le précurseur d’un genre encore à naître, endossant le rôle de pionnier d’une fantasy à la fois mythique et poétique.

Superbement illustrée par Victor Prouvé en 1924, cette odyssée d’un âge oublié conte les périples de l’antique race, celle, sublime et terrible, qui ne tarderait pas à s’inscrire dans la légende.

Mon avis

Une redécouverte

Etrange et belle redécouverte que celle de ce roman d'André Lichtenberger, auteur français connu en son temps pour ses travaux sur l'histoire du socialisme et ses livres pour la jeunesse comme Mon petit Trott, mais qu'on n'aurait a priori pas imaginé précurseur de Tolkien. Et pourtant, voici un univers qui, aux yeux du lectorat actuel, relève sans doute possible du genre de la fantasy.
A sa parution en 1904, la France ne connaissait pas de genres aussi bien structurés que maintenant en matière de littératures de l'imaginaire. La première édition fut considérée par la fille de Lichtenberger comme une sorte de poème en prose, une étiquette qu'on aurait bien tort de vouloir oublier aujourd'hui, car le style imagé du roman se souvient indéniablement de la poésie : il pourrait être une transposition en prose des épopées et des bucoliques de la Grèce et de la Rome antiques. La seconde édition du roman, en 1921, se voit rattachée au "fantastique", genre qui s'est étendu depuis le XIXe siècle pour englober divers romans qu'on classerait de nos jours en fantasy, en science-fiction ou même parmi les romans préhistoriques.
La troisième édition, en 1924, est celle que les éditions Callidor ont prise pour base, avec ses gravures de Victor Prouvé qui semblent issues d'un croisement entre des sculptures de la Renaissance et un film d'action. Puis, c'est l'éclipse éditoriale complète, jusqu'au moment où le roman émerge en 2013 de l'autre côté de l'Atlantique, traduit en anglais par l'auteur britannique Brian Stableford et publié chez Black Coat Press, complété par plusieurs nouvelles du même auteur. En ligne, actuellement, on ne trouve aucune version numérique de ce roman : la ou les personnes à remercier pour cette redécouverte ont dû mettre la main sur un exemplaire papier qui dormait quelque part dans une bibliothèque, ou sur une mention du roman dans une encyclopédie des littératures de l'imaginaire. Voilà en tout cas un livre dont les éditions forment en elles-mêmes une belle histoire de lutte contre l'oubli, et on peut remercier tant Black Coat Press que Callidor de le rendre disponible pour un large public.

Entre Homère, Rosny Aîné et Kipling

Les Centaures se déroule dans une Préhistoire alternative, un âge quaternaire où l'on croise encore quelques mammouths et des ours géants. Mais dans cette autre Préhistoire, la Terre a été peuplée, avant les humains, par plusieurs peuples hybrides intelligents : les centaures, les tritons et les sirènes, les satyres. Pratiquement dépourvus de technologie, ces trois peuples sont pourtant dotés d'une histoire longue et d'une riche culture orale, gardée en mémoire par des équivalents des aèdes grecs antiques. Les différentes espèces vivantes se comprennent entre elles, au moins par empathie, et les espèces animales portent chacune un nom propre (comme Lull le lièvre ou Kahar le cheval, par exemple). Seule espèce animale intelligente dotée de six membres, les Centaures, par leur force et leur bonne organisation, ont acquis le statut d'animaux-rois et ont interdit tout meurtre aux carnivores, cantonnés de force au statut de charognards. Seule une espèce reste en marge de l'ordre du monde : les Ecorchés, qui pullulent en dépit de leur faiblesse physique, ne respectent pas la nature qui les entoure et méprisent tous les serments. Ces parias, que les autres peuples méprisent et sous-estiment, ce sont les premiers humains.
Voilà donc un univers qui, par son aspect préhistorique, peut faire penser à certains romans des frères J.-H. Rosny, une veine que l'un d'eux, sous le nom de Rosny Aîné, continue à approfondir à peu près à la même époque que Lichtenberger avec, en 1911, La Guerre du feu. Mais l'univers du roman de Lichtenberger, dominé par les animaux plutôt que par les humains, rappelle bien plutôt Rudyard Kipling et son Livre de la Jungle, que Lichtenberger avait lu et qui l'a profondément influencé, que ce soit dans la grandeur épique de son style ou dans ses personnages solennels pétris de force et de mâle dignité comme l'est Klévorak, le chef des centaures. Kipling et Lichtenberger ont cependant des sources communes, à commencer par l'Iliade et l'Odyssée. Bien que l'Odyssée soit plus riche en surnaturel, c'est avant tout l'Iliade qui me vient en tête comme inspiration antique principale, car la société des centaures, dominée par des mâles préoccupés de combats et de courage, fait penser à une transposition non-technologique des campements militaires des Achéens.

Une aventure venue du fond des âges...

Un premier aspect du roman qui m'a conquis dès les premiers paragraphes, c'est sa langue travaillée, qu'on pourrait dire à juste titre ciselée tant les personnages ont des allures de sculptures vivantes. Disons-le enfin : avec son vocabulaire luxuriant, ses descriptions à la fois riches et bien proportionnés pour ne pas devenir envahissantes, son art de donner à percevoir aux cinq sens en imagination mais aussi son sens du mouvement, son récit bien rythmé, le souffle épique extraordinaire et la profondeur déjà joliment détaillée et cohérente de son univers, Lichtenberger a des leçons à donner à n'importe quel auteur de fantasy actuel. Il apparaît même original, car peu de livres de fantasy ont mis les centaures au premier plan de leur histoire, et Lichtenberger le fait avec une maestria incontestable, imaginant les postures et les gestes routiniers de ces créatures imaginaires comme s'il avait pu les observer de ses yeux, récupérant au besoin ici ou là le vocabulaire équestre sans en abuser, donnant à découvrir par petites touches les lois de la société centaure, les us et coutumes des autres peuples et l'histoire de leur passé. On a tout de suite l'impression d'une fenêtre ouverte sur une autre époque, un monde possible lointain, exotique et farouche, étrangement familier mais qui regorge de détails surprenants.
Ce style est un régal. Chaque paragraphe forme comme un tableau vivant aux couleurs intenses, aux mille touches délicates, mû par des lignes de force appliquées à coups de brosse vigoureux : en lisant ce roman, j'avais l'impression de regarder un classique du film d'aventure un peu ancien, avec un écran large et des couleurs en Technicolor. J'ai d'ailleurs tout de suite rêvé à ce que pourrait donner une adaptation en film, mais je crois qu'elle serait moins riche que le roman en matière de perceptions sensorielles.
Cette "patine", qui donne à l'histoire son allure d'ancienneté, est renforcée par l'évocation omniprésente des paysages naturels : une nature sauvage qui semble immobile, mais où en réalité des forces plus ou moins invisibles sont à l'oeuvre et préparent des évolutions lentes ou brutales. C'est un monde en transition où certaines espèces vont disparaître au profit d'autres. L'auteur nous donne à voir ou plutôt à sentir ces changements en sous-main, que les centaures eux-mêmes ne comprennent pas toujours, ou ne veulent pas comprendre.
L'ancienneté du roman, à nos yeux de lecteurs du XXIe siècle, vient encore redoubler l'exotisme de l'univers en lui ajoutant un vernis de suranné. L'ancrage profond de l'univers dans la mythologie gréco-romaine rend possible de le rattacher à toute une tradition d'arts académiques, en particulier aux courants parnassien (Les Trophées d'Heredia qui a consacré plusieurs sonnets aux centaures, ou bien les poèmes de Leconte de Lisle, par ailleurs traducteur d'Homère), néo-classique (les peintures de centaures sur le mode pastoral) ou symboliste (les tableaux de Gustave Moreau, par exemple). Le roman peut être lu comme une variation plus élaborée sur le thème de la fin de l'âge d'or qui aboutit au remplacement des créatures mythologiques par une humanité qui n'est certes pas dépeinte sous son meilleur jour.
Sur le plan des sciences naturelles, Lichtenberger est nettement tributaire de conceptions aujourd'hui dépassées de l'histoire du monde et de l'évolution des espèces (le déclin des trois peuples hybrides est dû en filigrane à une forme d'affaiblissement physique inéluctable ou de décadence), mais cela ne devient jamais gênant à la lecture. Au contraire : ces puissances qui agissent à l'insu des personnages, hors d'eux et en eux, entretiennent l'aura énigmatique de l'univers du roman et ajoutent au caractère tragique de l'intrigue.
Du côté de l'imaginaire, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au dessin animé de Disney Fantasia, qui, quoique plus récent d'une grosse trentaine d'années, mettait en scène des centaures et des divinités gréco-romaines pour accompagner la Symphonie pastorale de Beethoven. Je dois tout de même préciser immédiatement que le roman de Lichtenberger a infiniment mieux vieilli que cette séquence animée très kitsch !
La partie du roman qui a le moins bien supporté le passage du temps n'est autre, finalement, que la préface de l'auteur : après un début aux allures de cosmogonie joliment imagée, l'auteur enfile des considérations sur la fidélité à la race qui ne peuvent que mettre mal à l'aise de nos jours, mais dont on aurait heureusement tort de s'inquiéter dans ce cas précis, car Les Centaures restent on ne peut plus lisibles, peut-être même plus que certains romans très racistes ou colonialistes de Jules Verne.

... et une étonnante modernité

Il y a mieux : Les Centaures peut se vanter de mettre en scène plusieurs personnages féminins bien développés, alors que bien d'autres précurseurs de la fantasy, des deux côtés de l'Atlantique, ne pourraient pas en dire autant ! Kadilda la centauresse, fille du chef Klévorak, refuse de s'unir à un centaure comme les autres femelles nubiles de son âge, et elle délaisse la compagnie des siens pour explorer la nature, au point qu'elle va se prendre peu à peu de fascination pour les humains et leur culture... mais elle est bien la seule à se comporter en exploratrice. Il n'aurait pas fallu grand-chose de moins pour que Kadilda reste un personnage parfaitement niais et passif : une intrigue amoureuse plus convenue, un caractère plus doux, un esprit d'initiative moins développé... mais voilà, si Kadilda reste quelque peu naïve, elle ne se résume pas à ce trait de caractère et fait preuve de curiosité et d'intelligence, à la façon de la petite sirène dans la version de Disney.
A ce personnage principal féminin, on peut ajouter que chaque peuple comprend des femelles parfois élevées à des dignités importantes, comme Pittina l'ancienne, qui est la mémoire vivante des centaures.
La réflexion du roman sur les rapports entre un peuple intelligent et son environnement naturel est un autre aspect qui frappe par son actualité au début du XXIe siècle. Les centaures, ces animaux-rois qui n'ont pas de technologie mais qui ont imposé leur morale à la nature entière en interdisant le meurtre entre animaux, correspondent à un certain idéal humaniste : nous ne sommes pas si loin du végétarisme et du véganisme. Les satyres, quant à eux, sont purement opportunistes (et pas toujours fiables). Mais ce sont les humains qui en prennent pour leur grade dans Les Centaures : le portrait qui est fait d'eux est à peu près unilatéralement négatif. Il cheville le roman dans une misanthropie pessimiste qui dément à son dénouement tout caractère de triomphe (et le préserve d'une quelconque exaltation de l'eugénisme).
Sous cet aspect, Les Centaures m'a rappelé l'univers des romans de Thomas Burnett Swann comme la Trilogie du Minotaure, la Trilogie du Latium ou How Are the Mighty Fallen, parus dans les années 1970. Chez Swann aussi, des créatures et des peuples mythologiques pacifiques se trouvent en mauvaise posture face à une humanité conquérante, belliqueuse et moralement condamnable, le tout dans un cadre pastoral et une ambiance qui font penser à une fin de l'âge d'or. Chez Swann, cette fin de l'âge d'or pressent de manière plus générale une disparition des dieux. Mais Swann se réclame du bucolique plutôt que de l'épique et il décrit des aventures individuelles plutôt que des destins collectifs comme le fait Lichtenberger.

Un travail d'édition impeccable

Au cas où vous ne l'auriez pas compris : Les Centaures est à mes yeux une excellente redécouverte puisqu'il concilie l'amour du récit d'aventure grandiose avec un soin merveilleux apporté au style, le tout sous-tendu par une réflexion toujours d'actualité sur les relations entre une espèce intelligente et la nature. Avant de vous laisser en vous recommandant de courir vous le procurer au plus vite, je dois souligner la très grande qualité du travail d'édition effectué par Callidor.
Commençons par les bases : l'orthographe et la typographie. A l'heure où trop d'éditeurs misent tout sur des couvertures et des mises en pages affriolantes, mais ne rougissent pas de commercialiser des romans truffés de coquilles ou des recueils de nouvelles sans table des matières (comme les Moutons électriques avec Le Sentiment du fer de Jaworski dans la collection Helios), les éditions Callidor, aidés certes en partie par la qualité du travail des rééditions précédentes, livrent un texte parfait, y compris dans ses différentes annexes.
Des annexes ? Mais oui : pas de texte nu comme c'est trop souvent le cas, nous avons ici droit à une préface de l'éditeur ainsi qu'à la traduction de la postface de Brian Stableford tirée de la réédition américaine de Black Coat Press. Ces deux annexes, où j'ai puisé une bonne partie des informations que je vous ai données au début de cet avis, replacent l'auteur, le roman et l'illustrateur dans leur contexte, et achèvent ainsi de combler une lacune dans l'histoire des débuts de la fantasy en France. C'est un travail important que je ne peux qu'admirer, saluer et encourager.
Outre le texte du roman, les éditions Callidor ont réédité les illustrations réalisées par Victor Prouvé pour la réédition de 1924. A défaut de montrer toujours un sens du détail impeccable, ces illustrations ont l'avantage de rendre la vigueur des scènes du roman de Lichtenberger et d'expliciter son ancrage dans une tradition iconographique néo-classique.
La mise en page du livre est claire sans devenir vide, la couverture à rabats est solide, le format moyen pas choisi et le papier d'une grande solidité. Le seul défaut de cette édition, si c'en est un, est son poids un peu élevé pour pouvoir la trimballer dans un sac quand on est déjà chargé ! On pourra apprécier diversement les choix graphiques propres à la collection "L'âge d'or de la fantasy" : en ce qui me concerne, je les trouve à la fois sobres et élégants, à la pointe de ce qui se fait en matière de "French touch" éditoriale aux antipodes des couvertures criardes et des illustrations pompier lourdement photoshopées de bien des collections actuelles.

Bref, Les Centaures est un classique oublié que les éditions Callidor ont su aider à faire réémerger de l'histoire littéraire française pour le plus grand profit des amoureux de l'imaginaire. Je ne peux donc que vous inviter chaleureusement à vous y plonger : c'est un voyage que vous ne devriez pas regretter !
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carabas
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MessagePosté le: Dim Fév 25, 2018 10:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Wouah! Ça fait envie, tu le vends bien. Merci.
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Tybalt



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MessagePosté le: Lun Fév 26, 2018 11:28 am    Sujet du message: Répondre en citant

Désolé pour le message interminable, j'ai directement préparé un article pour mon blog ! Je suis content si je t'ai donné envie de lire ce roman, en tout cas : c'était vraiment une très belle découverte *Smile*
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maurice



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MessagePosté le: Mar Fév 27, 2018 1:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

a cause de toi ma Médiathèque l'a commandée, et j'en aurai la primeur *Wink*
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carabas
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MessagePosté le: Mar Fév 27, 2018 3:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ben moi je l'ai commandé, je l'aurai demain.
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Lisbeï



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MessagePosté le: Jeu Mar 01, 2018 12:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis bien d'accord que ça fait envie, et ta référence à T Burnett Swann m'éclaire bien sur les ressemblances et différences. J'en toucherai sans doute un mot à la bibliothèque, mais je vais déjà me le chercher en librairie.
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krys



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MessagePosté le: Sam Mar 03, 2018 5:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

je vais l'acheter moi aussi...
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Hoël
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MessagePosté le: Dim Mar 04, 2018 1:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, c'est très bien et, dans la même collection, je recommande vivement Lud en brumes de Hope Mirlees, une faërie so british (dont de réclame Neil Gaiman qui lui a consacré une préface enthousiaste) avec un humour caustique mais aussi un côté inquiétant, et puis Le loup des steppes de Harold Lamb, un recueil de nouvelles sur un cosaque aux aventures échevelées qui fut le modèle des personnages de Robert Howard.
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Tybalt



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MessagePosté le: Dim Mar 04, 2018 8:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Lud en brumes sera certainement mon prochain achat dans la collection *Smile* (même si je le lirais bien en VO... mais dans la VF il y a des illustrations originales qui ont l'air magnifiques). Le Loup des steppes me tente un peu moins a priori, mais les critiques que j'en ai lues pour le moment sont très bonnes.
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Lisbeï



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MessagePosté le: Mar Mar 06, 2018 2:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui, c'est vrai que Lud en brumes semble attirant aussi :-).
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Manude



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MessagePosté le: Mar Mar 13, 2018 4:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Superbe! Bel article de blog. Je n'ai jamais lu le livre, ni même exploré les histoires portées sur les centaures. Le sujet m'a cependant intrigué, et le simple fait de lire les critiques positives m'a vraiment donné envie de découvrir ce roman. Merci pour ce partage *Smile*
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Julius



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MessagePosté le: Sam Mar 24, 2018 7:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Quel travail de critique en tout cas, merci à toi pour ce retour complet. Je met ce livre dans ma liste. Le qualificatif de "précurseur", apposé au nom de Tolkien, ce n'est pas rien !
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Hoël
Pygmalion


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MessagePosté le: Dim Mar 25, 2018 4:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est le principe de cette collection, faire découvrir les romans qui ont fondé le genre (même si, pour être honnête, des gens comme William Morris ou ou Lord Dunsany sont encore plus anciens).
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Laria



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MessagePosté le: Ven Mar 30, 2018 2:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

C'est vraiment très très tentant. Je vais voir du côté de ma bibliothèque s'il y a moyen.
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Lisbeï



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MessagePosté le: Ven Avr 13, 2018 11:27 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je l'ai lu, et beaucoup aimé, pour les raisons que Tybalt a longuement et justement développées.
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